[Audi] SQ5 Bi-TDI

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[Audi] SQ5 Bi-TDI

Message par Yoyo le Dim 16 Déc 2012 - 22:06

Audi SQ5 V6 Bi-TDI 313ch


Sale temps pour les préjugés : le premier SUV siglé S carbure au gasoil. Mieux encore, l'Audi SQ5 colle parfaitement à la philosophie de la griffe sportivo-GT du constructeur d'Ingolstadt. L'outil parfait pour perdre ses économies, ses points, et prendre du plaisir. Même au Diesel.

Il va falloir s'y faire : best-seller des ventes en Europe et en France en particulier, le diesel s'attaque désormais à presque toutes les niches du marché. Au grand dam de certains puristes revendiqués, qui dénient tout agrément au "mazout" : le débat n'est pas nouveau puisque déjà dans les années 1980 le passage au Diesel de plusieurs marques comme BMW ou Alfa Romeo avait été considéré comme un crime de lèse-majesté !
Mais alors que les voitures aux velléités sportives restaient l'apanage de l'essence, voilà que plusieurs marques font bouger les lignes avec des "mazout" hautes performances. Il y avait déjà eu les Golf GTD, Skoda Octavia RS TDi et même Megane RS dCi, et voilà que maintenant même BMW s'y met en réservant sa prestigieuse griffe M à la récente 550 xD !
Chez Audi on n'a pas encore sorti de RS en TDi (pour combien de temps encore ?) mais voilà que le premier SUV siglé S fait son apparition et qu'il se nourrit de carburant lourd ! Une double première donc, si l'on excepte le monstrueux Q7 V12 TDi dont les 500 chevaux et le couple phénoménal n'avaient jamais eu droit au blason RS… qu'ils méritaient pourtant amplement !
Cette fois ça y est, Audi livre officiellement un SUV qui arbore la griffe S, et alors que l'on aurait pu attendre le V6 à compresseur des S4/S5, c'est au V6 TDi que s'en remet le dernier né. Le SQ5, c'est un peu la créature de Frankenstein version automobile, le résultat d'un croisement au départ improbable entre un SUV fraîchement restylé, un châssis aux petits oignons et un moteur Diesel étonnant… et détonnant !



Déjà quatre ans au compteur pour le Q5, le second SUV de la marque aux Anneaux après le gros Q7. Une carrière déjà bien remplie, puisque le Q5 a rapidement occupé les avant-postes de la catégorie des SUV compacts haut de gamme. Une catégorie où il lutte avec le Mercedes GLK, le BMW X3 et les plus exotiques mais non moins intéressants Volvo XC60 ou encore Infiniti EX. Reste qu'une petit cure de jouvence s'imposait afin de maintenir le Q5 dans la course.
Pour le SQ5, Audi a tout de même marqué le coup en lui offrant des boucliers plus agressifs et sportifs, une calandre spécifique et surtout une assiette rabaissée de 30 millimètres. Bien campé sur ses jantes de 20 pouces (21 en option), le SQ5 affiche la même élégance sportive et toujours discrète de ses congénères S4, S6 et S7. Une formule plébiscitée par la clientèle, plutôt en quête de discrétion face à l'agressivité et à l'ostentation des modèles RS.






Audi se contente d'annoncer un restylage du volant et de nouveaux inserts. Le très beau bois Beaufort, finition claire ou noire, fait aussi son apparition. Cela dit, on voit difficilement ce qu'aurait pu faire Audi pour améliorer une qualité d'habitacle déjà proche de la perfection sur le plan qualitatif.
Ce qui est plus nouveau en revanche, ce sont les équipements. Ne vous inquiétez pas, il faudra toujours aller puiser dans les interminables listes de packs et d'options pour enrichir la dotation (améliorée tout de même) des différents niveaux de finition.
Ces listes s'enrichissent cependant d'équipements comme le régulateur de vitesse adaptatif encore perfectionné, l'Audi Side Assist (surveillance d'angles morts) ou le Lane Assist qui surveille le franchissement de ligne et (selon les versions) corrige la trajectoire. Dans sa grande bonté, Audi va même jusqu'à offrir sur tous les modèles le système de détection de fatigue du conducteur !
Côté habitabilité, aucun progrès significatif n'est à signaler : le Q5 faisait déjà partie des bons élèves de la catégorie, notamment avec sa banquette coulissante en option. Le SQ5 lui emprunte donc logiquement ses cotes intérieures. Mieux vaut toutefois être installé aux places avant, encore plus confortables, et en particulier à celle du conducteur. Pour l'ergonomie sans faille bien sûr (le MMI a d'ailleurs été repensé avec moins de boutons) mais surtout pour ce qu'il se passe lorsque l'on démarre le moteur…







On retrouve en effet sous le capot le fameux V6 3.0 TDi, ici livré dans son exécution la plus huppée, la biturbo de 313 chevaux et 650 Nm. Un moteur que nous avons eu l'immense plaisir de tester récemment sur les routes d'Islande à bord de l'A6 Allroad. Bien que fonctionnant au mazout, ce moteur dispense une sonorité bluffante, comparable à celle d'un gros V8 essence. Un tour de force, dû à un système complexe de membranes et de volets dans les silencieux, et qui rend à lui seul la conduite addictive.
Mais ce V6 n'a pas que de la voix, il sait aussi exhiber ses muscles, avec notamment un 0 à 100 km/h expédié en 5,1 secondes. De quoi donner la fessée au récent Mercedes G63 AMG qui se "contente" de 5,4 secondes malgré son V8 de 544 chevaux !
Inutile de préciser alors que ce SQ5 vous colle au siège à chaque accélération et que les dépassements deviennent une simple formalité. Et pour les ronchons arguant qu'un Diesel ne surpassera jamais l'agrément d'un essence, qu'ils viennent l'essayer en concession ! On pourra certes ergoter sur la plage d'utilisation plus réduite (de 1.500 à 4.000 tours), mais l'excellente boîte automatique ZF à huit rapports aussi rapide que douce vient judicieusement compenser ce problème.
Sonorité, caractère, performances, que reste-t-il alors au Sans Plomb pour se défendre ? Sûrement pas la consommation, puisque même mené tambour battant, notre essai s'est soldé par une consommation de 11 l/100 environ, soit à peu près le tiers qu'un G63 AMG il est vrai nettement plus lourd et moins aérodynamique.




Le V6 TDi peut s'appuyer sur une partie châssis à la hauteur. Déjà assez dynamique dans ses version standard, le Q5 devient encore plus incisif dans sa version S. Attention, on ne parle ici pas de sportivité, ce n'est ni la vocation de la ligne S, et encore moins celle d'un SUV. Mais grâce au Drive Select, il est possible de se concocter un SQ5 aux petits oignons, tour à tour doux et agressif.
Suspension adaptative, nouvelle direction électrique offrant pour une fois un bon ressenti des aspérités de la route, transmission intégrale Quattro, monte pneumatique généreuse, le SQ5 ne laisse rien au hasard. Dommage qu'il s'oublie un peu sur la balance, son poids (non communiqué) dépassant sans doute les 1.900 kilos. Résultat, la masse se fait tout de même ressentir malgré le talent du châssis. Ce qui n'empêche pas la tenue de cap d'être imperturbable, y compris lorsque les aides électroniques sont désactivées.
Si le SQ5 ne sera jamais une machine à taquiner le chrono sur spéciales ou sur circuit, il surprendra plus d'une auto grâce à ses performances et à l'équilibre de son comportement.
Finalement, c'est peut-être sur le chapitre financier que l'essence tiendra sa revanche. A près de 59.000 euros, le SQ5 n'est pas donné même si le surcoût par rapport au V6 TDi de 245 chevaux apparaît largement justifié. Audi promet une dotation de série plus généreuse en France que sur le modèle allemand que nous avons pu essayer, mais le SQ5 devrait tout de même coûter sensiblement plus cher que son rival BMW X3 35d.
Audi annonce pour sa part une consommation de 7,2 l/100 km, ce qui correspond à des rejets de 190 g/km (1.300 € de malus), une excellente valeur dans l'absolu vu le niveau de performances, et qu'il devrait être possible d'approcher avec une conduite plus calme que celle de notre essai.

Source : Turbo.fr
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